Assurance chômage réformée: Comment la dégressivité des allocations stimule-t-elle l’emploi?

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Par : Claire Leblanc

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L’Unédic, organisme en charge de la gestion paritaire des allocations de chômage, a réalisé une évaluation des conséquences de la réforme de 2019, qui a été mise en place progressivement. Cette réforme, qui a suscité de nombreuses critiques, présente un bilan globalement mitigé.

Initiée en 2019, la réforme de l’Assurance chômage a provoqué l’opposition des organisations syndicales. En effet, elle a introduit plusieurs changements significatifs : l’augmentation du nombre d’heures nécessaires pour bénéficier des services de France Travail (anciennement Pôle emploi), une nouvelle méthode de calcul pour les indemnités, une réduction progressive des allocations pour les salaires élevés, et une modulation des contributions des employeurs en fonction de leur utilisation des contrats courts, par le biais d’un système de bonus-malus largement contesté.

La dégressivité génère 500 millions d’euros par an

Le mécanisme de diminution progressive des allocations pour les chômeurs percevant des rémunérations élevées a été fortement critiqué par la CFE-CGC. Après sept mois de chômage, l’allocation est réduite d’un tiers (avec un minimum garanti de 92 euros par jour), dans le but d’encourager le retour rapide à l’emploi. Selon une évaluation de l’Unédic, ce dispositif serait efficace puisqu’il favoriserait une reprise d’activité plus rapide, « particulièrement lorsque le taux de dégressivité est important ».

Fanny Guinochet

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