Amélie de Montchalin propose : Intégrer les parlementaires dans la gestion budgétaire!

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Par : Claire Leblanc

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Bercy adopte une nouvelle stratégie pour prévenir les écarts de déficit public en 2024.

Approche renouvelée. Pour prévenir tout risque de dérive budgétaire future, les législateurs seront désormais impliqués dans le suivi de l’exécution du budget, a révélé mardi Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics. Le 9 février, Eric Lombard, ministre de l’Économie, a introduit de nouveaux « outils de gestion » qui serviront à superviser l’application du budget de 2025, anticipant un déficit public de 5,4 % du PIB selon les projections du gouvernement.

Une première rencontre programmée pour mars

Sur la chaîne Public Sénat, Amélie de Montchalin a annoncé que des rencontres sont organisées dès le « début mars » avec tous les directeurs financiers et comptables de Bercy et d’autres ministères. Elle a souligné que ces réunions se tiennent normalement en juin, mais « le problème avec juin, c’est que la moitié de l’année est déjà écoulée », a-t-elle expliqué.

« L’innovation cette année, c’est d’impliquer les parlementaires. L’idée est de rendre ce processus, auparavant technique et interne, ouvert et transparent », a déclaré Amélie de Montchalin. « Nous pensons qu’il est essentiel que les législateurs soient intégrés et informés », a-t-elle ajouté.

Prévenir un autre glissement budgétaire

L’année précédente, « la gestion des dépenses de l’État a été performante, mais les recettes ont posé problème », a observé Amélie de Montchalin. « Nous devons être particulièrement rigoureux, attentifs, et oui, apprendre, tirer des leçons et progresser face à une situation sans précédent », a-t-elle conclu.

Objectif de réduction du déficit à 4,6 % en 2026

Le plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) de la France, soumis à la Commission européenne en octobre dernier, prévoit désormais un déficit public de 4,6 % du PIB en 2026, avec un objectif de réduction à 2,8 % en 2029. L’ambition est de maintenir ce déficit en dessous du seuil de 3 % autorisé par les règles européennes d’ici 2029.

Le 5 février, l’Assemblée a définitivement approuvé le budget de l’État, rejetant une motion de censure contre François Bayrou. Le texte adopté provient des discussions d’une commission mixte paritaire. Jamais auparavant, sous la Ve République, un budget de la France n’avait été validé aussi tardivement par le Parlement.

Récemment, le Sénat a approuvé le budget de la Sécurité sociale dans les mêmes conditions que l’Assemblée nationale, avec l’intention déclarée de conclure rapidement cette session budgétaire, malgré un déficit prévisionnel de plus de 22 milliards d’euros.

valdeuropeinfos.fr

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