Le Royaume-Uni revient à la gestion publique de ses chemins de fer après trois décennies de privatisation
Ce dimanche, Heidi Alexander, la ministre britannique des Transports, a pris très tôt le premier train de 6h14 à destination de Shepperton, un village au sud-ouest de Londres, partant de la gare de Waterloo. Ce trajet n’était pas ordinaire puisqu’il marquait le premier service ferroviaire suite à la nationalisation de South Western Railway, un acteur majeur du rail au Royaume-Uni, desservant Londres et ses régions avoisinantes.
La renationalisation des chemins de fer était une des promesses électorales de Keir Starmer, qui visait à renverser la privatisation initiée dans les années 1990, une mesure qui avait fini par déplaire à de nombreux votants. En novembre, le Passenger Railway Services (Public Ownership) Act 2024 a été adopté dans ce but. Il stipule que les compagnies ferroviaires reviendront dans le giron de l’État dès que leurs contrats avec les opérateurs privés arriveront à échéance. Pour South Western Railway, le contrat s’est achevé le 25 mai, faisant d’elle la première entreprise à être renationalisée. Ce processus devrait continuer jusqu’en 2027, avec les prochaines entreprises à suivre étant C2c, qui connecte Londres au comté d’Essex, prévue pour le 10 juillet, et Greater Anglia, desservant l’est de l’Angleterre, prévue pour octobre.
Guillaume Renouard, à Londres.
Articles similaires
- Royaume-Uni intensifie sa pression: nouvelles sanctions imminentes contre la Russie
- Accord Commercial Explosif : Donald Trump Défie Keir Starmer !
- Royaume-Uni admet un État palestinien : Netanyahou crie au danger pour Israël
- Keir Starmer promet une révolution industrielle : La capture du carbone au cœur de la stratégie!
- Éric Lombard mis à l’écart : Prévention de conflits d’intérêts dans des dossiers clés

Claire Leblanc est analyste économique passionnée par les tendances financières. Elle décode pour vous les enjeux du marché européen avec des analyses claires et accessibles.



