Taxe Zucman ou pas, le débat sur la taxation des très grandes fortunes refait surface. L’exil fiscal classique s’efface, laissant place aux holdings familiales. Explications.
Le sujet de la taxation des fortunes colossales revient sur le devant de la scène politique, alors que l’État demande des sacrifices financiers à l’ensemble de la population française pour maîtriser le budget de l’État. Une nouvelle taxe envisagée, appelée « taxe Zucman » du nom de l’économiste Gabriel Zucman qui la promeut, propose un impôt de base de 2% sur les patrimoines dépassant les 100 millions d’euros. Cette idée suscite de vifs débats. François Bayrou, lors de son intervention sur BFMTV le dimanche 31 août, n’a pas caché son irritation en disant que les grandes fortunes pourraient quitter le pays si elles étaient touchées par cette taxe : « Qu’est-ce qu’ils vont faire ? Ils vont partir. »
En réponse, le Conseil d’analyse économique (CAE), rattaché au bureau du Premier ministre, a publié un rapport deux jours plus tard. Ce rapport, finalisé en juillet et rendu public le 2 septembre 2025, révèle que l’augmentation de l’imposition sur les revenus du capital affectant le 1% des contribuables les plus riches pourrait provoquer l’expatriation de seulement 0.02% des ménages concernés, ce qui représente entre 90 et 900 foyers.
Valentine Roux
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Claire Leblanc est analyste économique passionnée par les tendances financières. Elle décode pour vous les enjeux du marché européen avec des analyses claires et accessibles.



